
Cette année, la rentrée des classes a pris une autre tournure : le 16 septembre, Gaspard est entré à l’université. Comme toujours en fanfare, nous sommes allés chercher les clefs du kot le vendredi 13 et l’installer en le déposant à Louvain-la-Neuve le dimanche 15. Et puis, zou, à partir de maintenant, il ne dort plus à la maison que le weekend…
Soyons clairs, quand il est né, il y a un peu moins de 18 ans, personne ne m’avait parlé de ce moment qui semblait si lointain. Ce n’est pas comme si je ne me doutais pas qu’un jour il allait partir mais je ne me projetais pas aussi loin. Tant mieux peut-être, j’ai pu rester naïve jusque ses 17 ans. Ensuite, la rhéto a été éprouvante pour moi sur le plan émotionnel. Il y a un an, j’avais écrit un blog post, « l’année des dernières fois », parlant de tout mon désarroi devant ce départ annoncé, que j’ai donc anticipé pendant toute cette dernière année de secondaires. Au jour-J pourtant, je me suis sentie plus sereine. Tout d’abord, j’étais excitée comme une puce, retrouvant l’énergie, les odeurs, la lumière de la rentrée à Louvain-la-Neuve. Retrouver son petit kot, être tranquille, apprendre plein de choses, faire la fête, voir ses potes, c’est vraiment une période de vie que j’ai adorée et voir Gaspard si enthousiaste a été communicatif. Ensuite, j’ai réalisé qu’il n’était vraiment pas loin et imaginé la possibilité de le voir si c’était vraiment intenable. Rien que le fait de penser que c’est possible m’apaise. Enfin, se retrouver le vendredi est un moment de grande joie.
Ces changements me mettent au défi de repenser notre relation. Comme il y a quelques années, lorsque notre famille traversait des difficultés, ma relation à mes enfants puis à mon mari a changé, s’est renforcée. J’ai pris le temps de penser à ce que nous vivions et de profiter pleinement des moments passés ensemble. J’ai eu envie de davantage de ces moments, au lieu de courir partout à toute vitesse dans 100 activités différentes. Ma famille est restée une priorité et j’ai mis en œuvre cette priorité différemment. Cette fois à nouveau, c’est un changement de saison et une priorité qui va se décliner sous des formes différentes. Aller le conduire au kot le dimanche soir peut être un plaisir et pas un moment de tristesse, nous allons trouver de nouveaux rituels et enrichir notre relation.
Une amie me demandait si j’allais adapter mon emploi du temps les weekends quand Gaspard serait à la maison. J’y avais réfléchi : oui et non. Oui, car je vais planifier les choses avec davantage d’anticipation de manière à nous garder des moments ensemble (une soirée en famille, voir certains proches, une activité qu’on aime). Non, parce que je ne vais pas rester en stand-by « au cas où ». Si je refuse de faire ce que j’aime, de sortir, de voir des gens au cas où Gaspard serait dispo, je risque de mal vivre qu’il m’annonce qu’il a envie de faire quelque chose sans moi, je pourrais lui en vouloir. Alors oui, je vais privilégier les moments avec mes garçons, cela reste ma priorité et non, je ne vais pas m’adapter complètement à leur agenda et ce afin d’éviter les frustrations potentielles.
Et donc, me voici dans une nouvelle saison, une nouvelle vie de famille, avec de nouveaux défis mais toujours avec les mêmes priorités et plein d’amour.
Bisous aux mamans qui sont dans la situation et pour celles qui l’anticipent, je suis passée par là, n’hésitez pas à vous plonger dans mon état d’esprit d’il y a un an en lisant mon blog post.
Et si vous traversez vous aussi des défis et des changements pros ou persos et que vous souhaitez être accompagnées, nous sommes là pour un bilan et plus ! N’hésitez pas à nous contacter.
Blisskiss
Jess